Une partie de l'oeuvre de Vincent Marquant. PH. DIDIER CRASNAULT : La Voix du Nord « La station qui va être construite ne se verra pas ne fera pas de bruit ne sentira pas et sera autonome en énergie ». En une phrase, Bernard Brouillet, président du SIAV, a résumé, hier soir, le projet-phare de Synéo, le pôle de développement durable du Valenciennois. Éclat de vert, le festival culturel des marais de l'Épaix a donc, pour premier objectif, de faire découvrir au grand public cet immense site en devenir, méconnu, et naguère village de l'Espaix, d'où Valenciennes a quasiment pris naissance.
Ce lieu, « magique et mystérieux », Kti Vandamme se l'est approprié et s'est inspirée du savoir-faire valenciennois pour y installer son oeuvre Dentelles pour une louve. Cette artiste est l'une des douze à présenter là une composition certes éphémère, mais qui durera un peu plus que cette seule journée de samedi où les animations se bousculeront (voir ci-dessous ). Durant les deux mois de vacances, seul ou avec une médiatrice culturelle (les samedis et dimanches), les promeneurs des marais de l'Épaix découvriront les oeuvres surprenantes réalisés en pleine nature, également par Michel Karpowicz, Thierry Teneul, Éric Plancke, Tayeb Benhammou, Jean-François Flament, Jean-Claude Demeure, Sylvie Bouvart-Elkaïm, Vincent Marquant, Bernard Verquère, Dorothée Pery et Dimitry Vazenski. Avec sonPylône, qui clôt la visite, celui-ci propose d'ailleurs une idée pour une énergie vraiment verte, et des poteaux électriques réellement écologiques.
En attendant ce jour (duquel il faudra bien se rapprocher), et avant que ne sorte de terre le pôle de développement durable de Valenciennes, une balade dans les marais de l'Épaix s'impose. En dehors de ces oeuvres qui ne passeront pas l'été, et en marge des spectacles et ateliers proposés aujourd'hui, chacun pourra apprécier une palette de couleurs naturelles formée par la friche sèche des lieux, ou encore cet arbre majestueux - mort, mais plein de vie - que Bernard Brouillet a dit vouloir préserver des travaux à venir... Au moins tant que les deux pics-verts actuels y auront toujours leur nid. Pourvu qu'ils n'aient jamais avoir envie d'aller voir ailleurs si l'herbe des marais est plus verte ailleurs qu'à Valenciennes. FRANÇOIS GÉRIN >
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ujourd'hui de 10 h à 19 h (voir le programme ci-dessous). À partir du lycée de l'Escaut, un petit train vous conduira au coeur des marais de l'Épaix.