Valenciennes, Marly, Valenciennes Métropole, le conseil régional, le conseil général, tous les partenaires, même les plus petits : lorsqu'il fait le tour des soutiens financiers du Hainaut volley, Jacques Delbreil n'oublie personne. Il sait toute leur importance à l'aube d'une saison 2008-2009 pour laquelle les besoins restent importants. Non pour satisfaire une ambition démesurée, mais pour que le volley féminin perdure à Valenciennes dans les années à venir : à l'horizon 2009, les budgets des clubs engagés au plus haut niveau devront s'élever à 500 000 E.
Histoire de ne pas être pris de court le moment venu, Jacques Delbreil a pris le problème en douceur. Sa mission : réunir 100 000 E cette année, autant pour l'exercice 2008-2009. Le Hainaut resterait ainsi dans la course nationale, ambitionnant de plus une place qualificative pour une coupe européenne. Encore fait-il les trouver : « Je ne repartirai pas la saison prochaine si je n'ai pas 100 000 E », a encore martelé, hier, Jacques Delbreil.
Des rencontres, mercredi, avec Laurent Degallaix, adjoint aux sports à Valenciennes et vice-président en charge des finances à Valenciennes Métropole et avec le maire de Marly, Fabien Thiémé, désormais Monsieur sports au sein de la communauté d'agglomération, ont permis de recadrer les données. Concernant le volley et les autres disciplines. « Il faudrait que Valenciennes Métropole établisse une grille d'aide au club », commente Jacques Delbreil. Le président du Hainaut volley ne cache pas qu'il est tout heureux d'avoir établi un rapprochement avec Famars pour établir une entité volley dans le Valenciennois. « Mais, attention : je ne courtise pas Aulnoy », intervient-il, tout en ne refoulant aucune bonne volonté prompte à soutenir le développement dans la discipline dans le secteur.
Derrière tout cela ? « Un grand club, donc, mais aussi un centre de formation (dont le coût avoisinerait les 45 000 E) avec une équipe réserve qui évoluerait en Nationale 3 dans une salle proche de Valenciennes ».
Reste que, très concrètement, à ce jour, Jacques Delbreil souhaite voir grossir de 100 000 E le budget du Hainaut volley. S'il n'a pas encore les assurances absolues de ses financeurs, Jacques Delbreil croit en la pertinence de ses arguments : le basket féminin ayant désormais un pied dans chaque agglomération de l'arrondissement, il défend, lui, une présence forte d'un autre sport de haut niveau à Valenciennes même, une ambition de promouvoir le volley en périphérie et, à terme, un positionnement en compétition européenne. Le ballon est dans le camp des financeurs... MARTINE KACZMAREK